Le nombre de voitures chinoises sur les routes en Europe augmente a vu d’œil. Leurs propositions commerciales et leurs propositions technologiques continuent d’être attractives et leur part de marché vient de passer de 9,8 à 10,7 % en un mois seulement, ce qui veut dire que plus d’une voiture sur dix vendue en Europe désormais est une voiture chinoise. Dans le courant de cette hausse, BYD a enregistré 32 380 ventes sur l’exercice. Un volume suffisant pour dépasser une marque française historique : Citroën.
BYD, la marque de Shenzhen qui a explosé ces dernières années avec une gamme de modèles très complète et de nouvelles filiales qui commencent aujourd’hui à voler de leurs propres ailes, a réalisé un meilleur mois de mai 2026 que Tesla, Fiat, Citroën ou encore Mini, selon le cabinet d’études de marché Dataforce. Une vraie performance pour une marque qui, comme les autres en Chine, est pénalisée par des frais de douane et ne peut profiter de l’accès au bonus écologique sur ses modèles 100 % électriques.
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1/10 voiture chinoise en Europe, 1/4 des hybrides, BYD en 12e place
Pour réussir, BYD se repose surtout sur une gamme DM-i, « Super hybride », à mi-chemin entre une hybride rechargeable (PHEV) et une voiture électrique à prolongateur d’autonomie. En Europe, toujours selon les chiffres de Dataforce, la part de marché des voitures chinoises sur l’hybride est encore plus importante que sur le marché au global, avec un quart des ventes. Ces derniers n’ont pas les mêmes frais de douane que les modèles électriques. L’Union européenne serait d’ailleurs en train de réfléchir à corriger ce vide pour sauver son industrie.
L’année dernière, BYD a surtout fait les grands titres en devenant le constructeur numéro 1 en matière de voitures électriques, avec 2,26 millions d’unités écoulées. Mais c’est bien l’année 2026 qui marque un tournant : après un léger repli, les chiffres bondissent de 136,6 % sur un an (et 143 % sur l’électrique). Pendant plusieurs mois la marque avait créé des doutes sur sa capacité à maintenir une bonne croissance tout en continuant à investir massivement. Il est désormais question d’opérer une transition vers un modèle de production locale, depuis une usine en Hongrie (qui a plus de six mois de retard).
En termes de croissance, d’autres marques chinoises plus petites affichent des chiffres encore plus fous. On pense notamment à Leapmotor, à 487 % de hausse sur un an, mais aussi Chery (243 %) et Xpeng (138 %). De l’autre côté de la balance, Stellantis, Renault, Volkswagen, Mercedes ou encore Ford et Nissan voient leurs ventes baisser au mois de mai. Au global, le marché est tout de même en hausse de 3,5 %, et BYD se classe en douzième position. Lors d’une interview au Guardian de son président Wang Chuanfu au début du mois, BYD se donne cinq ans pour devenir le plus gros constructeur mondial, devant Toyota.
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