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Coup de tonnerre : le chinois BYD aurait tenté de « prendre le contrôle » de Renault

On le sait : BYD voit très grand en Europe. À tel point que le géant chinois a tenté, à deux reprises, de mettre un pied dans le capital de Renault.

Voilà qui donne un tout autre relief aux propos récemment tenus par le patron de Renault dans une récente interview accordée aux Échos. François Provost y défendait son plan FutuREady, et a appelé à un sursaut face au rouleau compresseur chinois sur le secteur automobile européen. Car d’après des informations exclusives obtenues par Les Échos, BYD a bel et bien tenté de s’inviter au capital de Renault.

Il y a deux ans, alors que Luca de Meo était encore aux commandes du groupe tricolore, le constructeur chinois a pris contact avec la direction pour discuter d’un rapprochement. Sauf que Renault avait déjà conclu un accord avec un autre acteur de l’Empire du Milieu, Geely, et ne souhaitait pas établir ce type d’entente sur le marché européen. Finalement, et malgré de possibles avantages clairs pour ses activités, la marque au losange a décidé de mettre fin aux pourparlers.

Deux tentatives

Mais BYD n’a pas abandonné pour autant, et est revenu à la charge plus récemment. Reçue à l’automne 2025 par Emmanuel Macron lors du sommet Choose France, Stella Li, la dirigeante chargée des opérations européennes, a exprimé le souhait de rencontrer Renault.

Face à Jean-Dominique Senard, président du conseil d’administration, la dirigeante a renouvelé sa proposition d’entrer au capital. Un deal plutôt alléchant sur le papier : quand BYD met un pied dans les usines européennes de Renault, cette dernière accède à l’expertise de son partenaire sur l’électrique et surtout, sur les batteries.

Problème, l’ambition de BYD allait en réalité bien plus loin qu’un simple partenariat. Le géant chinois aurait envisagé de littéralement mettre la main sur le constructeur français, une source évoquant « une volonté de prendre le contrôle » aux Échos. Une opération tout bonnement inenvisageable pour la direction ainsi que pour la France qui, on le rappelle, est actionnaire à hauteur de 15 % du capital et de 30 % des droits de vote.

Renault
© Unsplash / Sébastien Chiron

À la conquête de l’Europe

Une initiative qui n’est pas réellement étonnante. Ces derniers mois, BYD, qui se rêve en numéro 1 mondial de l’automobile, multiplie les discussions pour reprendre ou partager des usines. De même, Stella Li a ouvertement affiché son intérêt pour Maserati.

Les chiffres sont probants : les ventes de BYD en Europe ont bondi de 270 % et ont atteint près de 188 000 véhicules en 2025. Et, cette année, au cours des cinq premiers mois, ces ventes ont déjà dépassé les 100 000 véhicules.

  • BYD a proposé à deux reprises d’entrer au capital de Renault.
  • Le constructeur chinois visait en réalité une prise de contrôle, refusée par Renault et la France.
  • BYD a de grandes ambitions en Europe, où le constructeur tente de s’emparer d’usines.

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