La banque du Vieux continent peut trembler. Plutôt que de devoir faire face à de nouveaux établissements profitant des économies d’échelle du numérique, c’est du numérique en entier que les Européens vont se confronter. Malgré une poussée très forte des startups de la fintech travaillant sur des néo-banques ou des services de paiement, nul ne pourra nier l’avènement grossissant des « Big Tech » dans les échanges.
Dans un contexte où les États-Unis comme la Chine cherchent à sauver leur économie en évitant à leurs plus grosses entreprises de tout rafler, des acteurs comme Google, Facebook, Ant Group et Tencent ont débuté leur plan d’attaque. En deux mots, leur stratégie passera par des « super-apps ». Plus que de maîtriser l’argent, ils veulent maîtriser le temps. Et en passant par proposer des systèmes pour réaliser ses achats du quotidien, WhatsApp Pay, AliPay, WeChat Pay ou encore Google Pay ont de quoi faire redouter les banques traditionnelles. En Europe, voilà ce que les concernés en pensent.
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« Une part toujours plus grande des dépenses »
L’avis est particulièrement unanime, derrière les messages pleins d’espoirs marketing. « Peu à peu, une part toujours plus grande des dépenses des gens va à ces entreprises », en constatait Christopher Schmitz, expert en technologies financières chez Ernst & Young à Francfort en Allemagne. Un point de vue partagé par Frédéric Oudéa, le Directeur Général de la Société Générale : « le vrai concurrent de demain sera probablement les GAFAM, qui ont la capacité d’investir des sommes considérables » déclarait-il à l’occasion d’une conférence censée présentée la vision du groupe dans sa transformation digitale.
Au cabinet Deloitte, à Paris, le regard sur le marché n’est pas bien différent pour Julien Maldonato, expert en services financiers. De la plus claire des façons, il indiquait à l’AFP lundi 23 novembre que « nos banques sont encore un peu protégées ». Mais jusqu’à quand ? Si la question ne se limite qu’à une question de temps, l’une des principales explications peut-être serait qu’il « existe encore des barrières culturelles, mais elles ne nous protégeront pas pour toujours », déclarait-il.
Ces barrières culturelles, comme Julien Maldonato les nomme, ne sont que des contraintes d’habitudes, loin d’être suffisamment fondées, même dans le système financier. Les pays qui étaient les plus fidèles à leurs paiements en cash sont aujourd’hui les plus intéressés par les technologies de paiement mobile et de monnaie numérique. Les systèmes de paiement par QR Code, que l’AFP mentionne dans une note, ne connaîtront qu’un frein de courte durée en Europe, empêchant encore les plus gros acteurs de venir prendre une part du gâteau des paiements.
Tsunami il y aura
Alors que restera-t-il aux banques ? Notamment européennes ? Les services de crédit et les infrastructures encadrant le paiement ont eux aussi une concurrence redoutable. Il n’y a qu’à observer l’envergure des décisions de sociétés comme Square ou PayPal, qui continuent de mettre en place leur nouvel écosystème.
Ant Group, qui a fait particulièrement parler de lui ces dernières semaines, représente peut-être ce qu’il y a de plus consternant dans l’histoire. Tellement attendue par les investisseurs et recensant 732 millions d’utilisateurs sur AliPay, son introduction en bourse (qui allait battre tous les records) fut suspendue au dernier moment. Le tsunami se veut être contrôlé et transparent. Mais tsunami il y aura.
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Bonjour, il va falloir que vous appreniez le français parce que la syntaxe et l’orthographe piquent un peu…
Pour le moment les institutions bancaire on un vrais avantage, le crédit immobilier. Je cherche désespérément un intérêt à ouvrir un compte chez boursorama ou consort, mais comme mon salaire est forcement lier à mon organisme possédant mon crédit immo…