- Les Français sont encore très réticents à passer à la voiture électrique, selon un sondage Ifop pour Sixt
- Les principaux freins à l’achat sont le prix, l’autonomie et la disponibilité des bornes de recharge
- Les bénéfices environnementaux de la voiture électrique ne sont pas perçus comme suffisants pour compenser ces inconvénients
La voiture électrique est-elle en train de conquérir le cœur des Français ? Pas vraiment, à en croire un sondage réalisé par l’Ifop pour le loueur Sixt, publié le 16 avril 2023. Selon cette étude, seuls 27% des Français envisagent sérieusement d’acquérir un véhicule électrique, un chiffre en baisse par rapport à l’année dernière.
Pourtant, les arguments en faveur de la voiture électrique ne manquent pas : une offre de modèles de plus en plus variée, des aides financières de l’Etat pouvant aller jusqu’à 7000 euros, une réduction des émissions de CO2 et de la pollution sonore… Mais ces atouts ne semblent pas suffire à convaincre les automobilistes français, qui restent attachés à leur voiture thermique.
Quels sont les obstacles qui freinent l’adoption de la voiture électrique ? Le sondage Ifop en identifie trois principaux : le prix, l’autonomie et la disponibilité des bornes de recharge.
Voiture électrique : toujours les mêmes freins
Le prix reste le premier critère de choix pour les Français lors de l’achat d’une voiture. Or, les véhicules électriques sont encore nettement plus chers que les véhicules thermiques, même en tenant compte des aides publiques.
Le surcoût moyen est estimé à 10 000 euros pour une voiture électrique neuve. Un écart qui n’est pas compensé par les économies réalisées sur le carburant ou l’entretien aux yeux des Français.
L’autonomie s’impose comme le deuxième frein à l’achat. Habitués à pouvoir parcourir plusieurs centaines de kilomètres sans avoir à faire le plein, les Français sont réticents à l’idée d’adopter de nouvelles habitudes.
Avec une voiture électrique, il faut recharger la batterie régulièrement, ce qui implique une planification des trajets et une adaptation des voyages. Pour certains automobilistes, la moyenne d’autonomie des voitures électriques vendues en France (environ 300 km) est perçue comme insuffisante.
Enfin, la disponibilité des bornes de recharge est le troisième obstacle à l’achat d’un véhicule électrique. Les Français craignent de ne pas trouver facilement un point de recharge lors de leurs déplacements, notamment sur les longues distances ou dans les zones rurales explique l’Ifop dans son étude.
Avec environ 100 000 points de recharge pour plus de 40 millions de véhicules, le réseau de bornes de recharges reste insuffisant même s’il évolue très vite. Plus que la disponibilité des bornes, la puissance et la compatibilité des bornes varient selon les opérateurs, ce qui complique l’accès au service.
Face à ces inconvénients, les Français ne sont pas convaincus par les bénéfices environnementaux de la voiture électrique. Pour 42% d’entre eux, il ne s’agit pas d’une solution efficace pour lutter contre le réchauffement climatique. Ils soulignent notamment l’impact négatif de la production des batteries, qui nécessite des matières premières rares et polluantes, et le recours à des sources d’énergie fossiles pour alimenter les bornes.
Les Français sont donc encore loin d’être séduits par la voiture électrique, malgré les efforts des constructeurs et des pouvoirs publics pour promouvoir cette technologie. Il faudra sans doute du temps, des innovations et, surtout, des baisses de prix pour lever les freins à l’achat et changer les mentalités.
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On oublie que la fabrication des batteries des voitures électriques a un coup environnemental plus cher que les voitures thermiques. Pensant sauver la planète en roulant électrique on la pollue encore plus…
A l’usage le VE rattrape son coût environnemental au fil de sa durée de vie.
À la fin de sa vie le VE a un impact CO2 3 à 4 fois plus faible qu’un véhicule thermique équivalent notamment en France avec notre mix énergétique très peu carbonné.
De plus à la mise au rebut du VE sa batterie pourra encore servir quelques années pour du stockage stationnaire d’énergie (installation photovoltaïque) avant d’être finalement recyclée. On sait recycler jusqu’a environ 95% d’une batterie lithium.
Peut-être aussi parce qu’on nous prend pour des gogos, avec l’augmentation massive du prix de l’électricité, principalement due au démantèlement de l’entité EDF (du temps béni où c’était encore une entreprise publique), et aux magouilles ayant conduit à l’indexation du prix de l’électricité sur celui du gaz …
J’habite du côté ouest de l’Atlantique et pour nois c’est plutôt la disponibilité des véhicules électriques qui cause problème.Notre gros voisin du sud accaparant la presque totalité de la production.
Oui Prix même avec l’aide de l’Etat c’est à dire nous.
Bornes manquantes, en parlant bornes ne parlez pas des bornes en dessous de 50/100kw s’il faut 4:00 pour charger ce n’est pas une borne.
Prix électricité bien trop cher aux bornes sans compter que l’on ne connait pas le prix avant d’avoir sa facture.
Au quotidien c’est très bien, sur des distances moyennes (300 , 350 kms) ça va encore, mais au-delà cela commence à être problématique, à cause des bornes de recharge pas assez puissantes ce qui entraîne une recharge trop longue ,de plus les V.E. sont mal équipés pour supporter des puissances de recharge qui permettrait de raccourcir la durée ( architecture 800 volts à développer) , il faut aussi fiabiliser les bornes ( entretien, disponibilité, …).
Les réseaux de bornes comme TESLA, IONITY ou FASTNED offrent des puissances de charge jusqu’à 250kW. Cela permet des stop étapes de 20 à 30 minutes.
Il est aisé de traverser l’Europe aujourd’hui si l’on choisi bien son VE:
– Puissance de charge DC au delà de 150kW
– Pack batterie supérieur à 70kWh
– et un bon coefficient de pénétration dans l’air
C’est bien pour la ville en seconde voiture.