Ce n’est sans doute pas le plus spectaculaire de la bande. Le Renault Austral poursuit son petit bonhomme de chemin face à un Peugeot 3008 particulièrement démonstratif. Son truc à lui, c’est plutôt une sobriété toute calculée et un accent sur des points qui comptent vraiment pour la famille. Nous l’avons découvert en version milieu de gamme Techno avec la motorisation full-hybride de 200 ch. Nos attentes avant l’essai.
4,7 l/100 km : le moteur hybride qui fait trembler les stations-service
Le Renault Austral n’est désormais disponible qu’en full-hybride. Les motorisations micro-hybrides passent ainsi à la trappe, ce qui simplifie la gamme et confine à la boîte automatique. Ce n’est aucunement une mauvaise nouvelle puisque cet ensemble offre une sobriété remarquable avec 4,7 l/100 km sur le cycle WLTP. Et c’est bien sûr en ville que l’Austral exaltera toutes ses vertus jusqu’à 80 % de roulage en mode électrique.
L’électromoteur se montre même suffisamment costaud pour assurer seul de belles accélérations si la charge de la batterie le permet. Les consommations sont donc basses, y compris sur route et autoroute où le français s’autorise plusieurs centaines de mètres en mode électrique. L’appétit est donc également contenu sur voie rapide, ce qui est rare sur les véhicules hybrides. Plus de précisions à venir dans notre essai.

Moins « m’as-tu-vu » que le Peugeot 3008, mais beaucoup plus généreux pour la famille
L’Austral n’est pas une bête de foire. Il ne s’engage pas dans la même voie que le Peugeot 3008, au design particulièrement osé. Le style façon coupé n’y est donc pas et laisse place à une silhouette de SUV familial plus traditionnelle. Cela aura au moins des avantages sur l’espace à bord. Si l’Austral a toutefois gagné en caractère lors de son restylage, il ne demeure pas aussi spectaculaire que le Peugeot.
Sa face avant revêt des demi-losanges en guise de feux de jour. Par rapport à la triple paire de griffes du 3008, c’est court… La calandre s’orne d’autre part d’une flopée de losanges lui donnant un peu plus de relief. Rien à signaler sur le profil, très standard et sans folie aucune, alors que la poupe abandonne les feux étirés pour des optiques plus ciselées façon Renault Rafale. Aucun chichi, ce qui peut plaire, mine de rien.

Google et boutons physiques : Renault a trouvé le combo parfait que tout le monde attendait
L’habitacle est dans la même veine. Alors que le 3008 se la joue vaisseau spatial avec son i-Cockpit à la dalle incurvée, l’Austral garde la raison avec ses écrans à la disposition plus classique. Cela profite à l’ergonomie, plus intuitive, par les touches physiques dédiées à la ventilation. L’Austral ne fait pas l’erreur de nombreux rivaux cherchant à tout prix à planquer leurs commandes dans les écrans pour faire plus moderne, paraît-il…
Mieux : ses afficheurs de 12 et 13,3 pouces sont d’excellente facture. L’interface OpenR Link tournant sous Android Automotive profite de graphismes soignés doublés d’une superbe fluidité. C’est agréable et comparable à ce que l’on pourrait trouver sur son smartphone. D’ailleurs, un store permet de télécharger plus de 100 applications afin de se concocter un univers numérique sur mesure.

À 41 900 €, l’Austral offre 200 ch là où Peugeot et Volkswagen en font beaucoup moins
Le Renault Austral ouvre sa gamme à 41 900 €. C’est légèrement plus que les Peugeot 3008 et Volkswagen Tiguan débutant respectivement à 40 500 et 40 900 €. Mais le SUV du losange possède un atout de taille : sa motorisation de 200 ch précédemment évoquée qui, outre sa forte puissance, est une full-hybride. 3008 et Tiguan doivent se contenter d’un attelage micro-hybride oscillant entre 130 et 145 ch.
Alors que l’Austral peut couvrir plusieurs kilomètres en mode électrique, l’électromoteur du 3008 ne peut entraîner le véhicule qu’à faible allure. Pire, celui du Tiguan n’arrive même pas à mouvoir l’allemand de son propre chef. Cela se ressent en consommation et en agrément de conduite. Le match est également plié en haut de gamme, où l’Austral navigue à 46 000 € tout rond alors que 3008 et Tiguan évoluent respectivement à 47 000 et 45 600 €.
Alors, face au look ultra-futuriste du Peugeot 3008, la sobriété mécanique et l’interface Google du Renault Austral suffisent-elles à faire pencher votre balance ? Dites-nous dans les commentaires quel SUV vous choisiriez pour votre famille !

📍 Pour ne manquer aucune actualité de Presse-citron, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.