Au début du mois de février, Stellantis a annoncé une charge exceptionnelle de 22 milliards d’euros sur la seconde moitié de 2025. Dans la foulée, le constructeur a décidé de miser, à nouveau, sur certaines motorisations diesel. Une stratégie qui marque un net changement de cap dans un contexte où la transition vers l’électrique s’avère plus complexe et coûteuse que prévu.
Quelques jours plus tard, c’est Mercedes-Benz qui a tiré la sonnette d’alarme. La marque allemande a dévoilé des résultats annuels en chute libre, avec un profit opérationnel en baisse de 57 %. Et il anticipe déjà une année 2026 difficile, signe que le ralentissement ne concerne plus seulement un acteur isolé, mais l’ensemble du secteur.
Volkswagen est, lui aussi, en première ligne. Le géant de Wolfsburg préparerait un vaste plan visant à réduire ses coûts de 20 % d’ici à 2028. Objectif : renforcer les finances du constructeur face à la hausse des coûts industriels, aux tensions commerciales internationales et à une concurrence devenue particulièrement agressive.

Une cure d’austérité pour préserver les marges
La firme affirme avoir déjà réalisé des économies de plusieurs dizaines de milliards d’euros ces dernières années, ce qui lui a permis d’absorber certains chocs géopolitiques, notamment les droits de douane américains. Les contours du nouveau plan, présenté par le PDG Oliver Blume et le directeur financier Arno Antlitz lors d’une réunion en janvier, restent flous. Mais des fermetures d’usines ne seraient pas totalement exclues, bien qu’un accord conclu avec les syndicats fin 2024 prévoit d’éviter les licenciements économiques directs.
En parallèle, Volkswagen poursuit déjà une réduction progressive de ses effectifs en Allemagne. Le groupe prévoit la suppression d’environ 35 000 postes d’ici à 2030, principalement via des départs naturels et des restructurations internes. Sa marque principale cherche aussi à réduire ses coûts administratifs et à simplifier ses plateformes de production pour économiser près d’1 milliard d’euros supplémentaire.
Cette stratégie défensive s’explique en grande partie par la pression croissante des constructeurs chinois. Engagés dans une guerre des prix particulièrement intense, ces derniers gagnent rapidement des parts de marché, notamment sur l’électrique. En Chine, marché clé pour Volkswagen, la concurrence locale s’intensifie, tandis qu’en Europe, les modèles venus d’Asie séduisent par leurs tarifs plus agressifs.
En conséquence, les marges se contractent et les constructeurs historiques n’ont d’autre choix que de revoir leur organisation pour rester compétitifs dans une industrie en pleine mutation.

- Volkswagen prépare un plan massif pour réduire ses coûts de 20 % d’ici à 2028, face à une pression industrielle et financière croissante.
- Le constructeur allemand envisage de nouvelles économies, des suppressions de postes et n’exclut pas certaines fermetures d’usines, malgré des accords sociaux.
- En toile de fond, la concurrence chinoise et la transition électrique continuent de fragiliser tout le secteur automobile européen.
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