Alors que le portefeuille des automobilistes souffre déjà du prix du carburant et des assurances, voilà une autre mauvaise nouvelle, avec le coût des réparations automobiles n’arrêtent pas de flamber. Une étude récente de l’association Sécurité et Réparation Automobiles (SRA) pointe du doigt Renault comme la marque française la plus onéreuse en matière d’interventions mécaniques. Un constat qui perdure depuis maintenant deux ans et que les propriétaires de véhicules au losange ne connaissent que trop bien.
Renault loin devant ses concurrents français
L’observatoire annuel du SRA ne laisse place à aucun doute. Basée sur l’analyse de près de 800 000 expertises de sinistres réalisées en 2024, l’étude révèle qu’une réparation sur un véhicule Renault coûte en moyenne 6 % de plus que sur une Citroën et 4 % de plus que sur une Peugeot. La marque au losange domine le podium des réparations coûteuses dans trois catégories de véhicules que sont les petits utilitaires, les SUV et les citadines.
Fait surprenant, ce n’est pas la main-d’œuvre qui explique cette différence. Au contraire, le tarif horaire pratiqué dans les garages Renault reste inférieur à la moyenne nationale. Le véritable problème réside dans le prix des pièces détachées, 9 % plus élevé que la moyenne du marché.
On reste loin des marques premium
Si Renault mène la danse parmi les constructeurs français, la marque reste bien loin des tarifs pratiqués par les constructeurs haut de gamme. À titre de comparaison, faire réparer une Porsche coûte 140 % plus cher que la moyenne nationale. La marque allemande trône sans conteste au sommet du classement des réparations les plus onéreuses, suivie par Alpine (ironiquement propriété de Renault) et Land Rover.
À l’opposé du spectre, Dacia, filiale low-cost du groupe Renault, figure systématiquement parmi les trois marques les moins chères à entretenir, aux côtés de Suzuki et MG. En quatre ans, le coût moyen des réparations a bondi de 20 % à 40 % selon les prestations, soit bien au-delà de l’inflation générale.
L’électrification croissante du parc automobile et la complexification technologique des véhicules laissent présager une poursuite de cette tendance à la hausse. En 2024, près de 72 % des pièces endommagées sont remplacées plutôt que réparées, signe d’une réparabilité en déclin.
- Renault est la marque française la plus chère à réparer, avec des coûts 6 % supérieurs à Citroën et 4 % à Peugeot
- La différence s’explique par le prix des pièces détachées et non par le coût de la main-d’œuvre
- Les réparations automobiles ont augmenté de 20 % à 40 % en quatre ans, bien au-delà de l’inflation générale
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