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Vos vêtements de demain seront-ils faits en bouse de vache ?

Une entreprise hollandaise, Mestic, fait le pari de la bouse de vache pour ses effets bénéfiques sur l’environnement.

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Vos vêtements de demain seront-ils faits en bouse de vache ?
© Mestic

La Hollande face au problème du fumier

La lutte pour préserver l’environnement prend parfois des directions très surprenantes. Face au changement climatique, on s’interroge désormais sur la viande cultivée en laboratoire, les ampoules LED ou encore la voiture volante et électrique. Aux Pays-Bas, les pouvoirs publics s’intéressent eux à un autre danger : le fumier. Concrètement, s’il peut être répandu comme engrais, les quantités trop importantes posent aussi problème. Le pays produit 76 milliards de kilos chaque année, dont 30 à 40% finissent sur le marché noir.

Jalila Essaïdi, une Hollandaise de 39 ans s’est donc saisie du problème, afin de donner naissance à Mestic, une entreprise qui fabrique des vêtements à base de bouse de vache. Elle a donc cherché et analysé le produit afin de découvrir comment la bouse de vache pourrait être utilisée.

Nous avons vu que la composition du fumier ressemble aux couches des lasagnes. Il combine plusieurs éléments : de l’urine et du solide. Notre travail consiste à séparer la fraction sèche et la fraction humide. La fraction sèche donne de la pulpe de cellulose. La fraction humide est fermentée: nous en extrayons les solvants pour transformer la cellulose, qui n’est finalement rien d’autre que de l’herbe et du maïs.

Une spécialiste des matières originales

La pulpe de cellulose qui voit ensuite le jour, peut servir à faire du papier, du bioplastique ou encore des fibres textiles. Dans ce dernier cas, cela permet aussi de faire face à un secteur textile très polluant.

Pour l’instant, 12 prototypes de vêtements ont été imaginés, comme une robe aux tons bleus, un peu flashy… Détail important, il n’y a pas d’odeur de bouse de vache. Une question qui revient avec insistance mais qui n’effraie pas l’entreprise.

A noter que Jalila Essaïdi, n’est pas vraiment n’importe qui. Elle était aussi derrière le projet 2,6 g 329m/s. Concrètement, c’est une peau pare-balles plus résistante que l’acier, conçue partiellement à base de soie produite par des araignées génétiquement modifiées.

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1 commentaire

1 Commentaire

  1. Patrick

    24 avril 2019 at 20 h 05 min

    Voilà une initiative fort intéressante.

    On utilisait bien les bouses séchées comme combustible, il n’y a pas si longtemps.

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