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Fintech

En effectif réduit, N26 atteint les 500 000 clients aux États-Unis

Si N26 a été contraint de licencier une partie de son équipe à New York, la néo-banque poursuit son ascension sur le marché américain.

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N26
© N26

En février dernier, N26 annonçait fièrement avoir franchi les 250 000 clients aux États-Unis, tout juste cinq mois après son lancement. Elle ambitionnait de solliciter sa propre licence bancaire pour s’affranchir de son partenaire local, Axos Bank, et offrir une gamme de services complète à ses utilisateurs américains. Seulement voilà, la crise sanitaire est passée par là, et la néo-banque a dû revoir ses plans.

Un contexte économique incertain

La baisse drastique de la consommation a mis à mal le modèle économique de toutes les néo-banques, N26 inclus. La pépite allemande a toutefois conservé le soutien de ses actionnaires en plein confinement avec une levée de fonds en urgence de 100m$.

Elle a cependant dû revoir son planning, à commencer par son lancement au Brésil. Très rapidement, la fintech a également du recourir au chômage partiel en Europe – et même au licenciement aux États-Unis.

Si le nombre de personnes licenciées reste symbolique (10% de l’effectif, soit 9 personnes), cette décision marque une inflexion dans sa conquête du continent américain. Un porte-parole de la société aurait affirmé que cette mesure avait pour objectif de « pérenniser l’entreprise en ces temps incertains ».

Sur les sept derniers mois, N26 aurait donc enregistré une baisse de sa croissance aux États-Unis, pour atteindre « presque 500 000 clients » aujourd’hui, date de son premier anniversaire américain. Faut-il s’attendre à un destin similaire à celui de N26 aux Royaume-Uni, où la néo-banque a fait ses bagages en février dernier ? Certainement pas.

Un modèle économique à revoir

Le marché américain est le graal pour les établissements bancaires. Au delà de la taille et de la maturité du marché, les marges y sont beaucoup plus séduisantes qu’en Europe. Pour mieux comprendre ce point, il faut se pencher sur le modèle économique de N26 (et de toutes les autres néo-banques).

Lorsqu’un commerçant accepte une transaction par carte, il reverse une commission qui sera répartie entre l’émetteur du terminal de paiement, le réseau (Visa, Mastercard…) et la banque du client. Cette commission dite « d’interchange » se situe en moyenne à 1,73% aux États-Unis, contre seulement 0,21% en France selon une étude ValuePenguin. Avec un gâteau naturellement plus gros, la banque touchera davantage sur une transaction réalisée sur le sol américain que sur une opération française.

En Europe, son modèle économique est beaucoup plus dépendant de ses formules payantes, comme N26 You ou Metal. Depuis le début de la crise sanitaire, la néo-banque cherche à migrer progressivement sa base d’utilisateurs vers ces formules, moyennant de nouvelles limitations de retraits ou des recharges par carte bancaire payantes. Cela n’entrave en rien sa popularité, N26 ayant franchi le cap des 1,5 million de clients en France il y a quelques semaines.

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