Certes, elle ne vole pas, mais elle a l’avantage d’être conçue pour le grand public. Au Mondial de l’Auto de Paris, Citroën a présenté sa nouvelle 2CV électrique. Une « deudeuche » qui a fait sensation et qui pourrait inspirer les autres constructeurs. Fiat va par exemple s’engouffrer dans la brèche.
La marque italienne, qui appartient au même groupe (Stellantis), va en effet s’inspirer de la 2CV électrique pour sa future citadine : la Koala. Elle viserait à succéder à la Panda thermique en étant encore plus accessible, mais aussi plus petite, comme l’affirme Arnauld Belloni, le patron de la marque (via Autocar) :
« Nous travaillons sur plusieurs voitures basées sur la même plateforme. Nous préparons une petite voiture dérivée de la 2CV, et elle va faire sensation. »
Une annonce au moment venu
Si la Koala fait l’objet de rumeurs depuis des mois, elle n’a pourtant pas été officialisée lors du salon de l’auto. Une manière, selon Fiat, de ne pas éclipser l’annonce de la 2CV, qui a été la véritable star du salon de Paris :
« Nous sommes en train de repenser l’entrée de gamme. Aujourd’hui, il y a la Pandina, mais aussi la 500. La maturité du concept 2CV est indéniable, et nous suivrons la même voie. Nous la dévoilerons le moment venu. »
Le nom Koala a ainsi été déposé par Fiat. Il vient compléter les noms Panda et Grizzly (crossover citadin). La voiture est prête et devrait être présentée lors d’un prochain salon ou événement. Fiat miserait beaucoup sur ce modèle citadin, électrique et peu onéreux. La Panda est en effet la voiture la plus vendue en Italie. Avec la Koala, le constructeur pourrait s’appuyer sur cette popularité.
L’utilisation de la même plateforme que la 2CV permettrait de réduire les coûts de fabrication, mais aussi de s’aligner sur la réglementation européenne que Stellantis souhaite promouvoir, qui consisterait à limiter la longueur des véhicules électriques à 4,2 mètres. Une manière de réduire le poids et l’encombrement, et donc la consommation.
Le véritable enjeu de ces citadines électriques, c’est le prix. Alors que les constructeurs américains et chinois misent en règle générale sur des berlines à plus de 35 000 euros, le groupe européen veut proposer un véhicule populaire et donc abordable. Citroën a indiqué viser un tarif autour de 15 000 euros.
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