Après des années de tests, Waymo ouvre enfin ses trajets aux voies rapides. Ses voitures sans conducteur circuleront désormais sur les autoroutes de Phoenix, Los Angeles et San Francisco, uniquement pour les usagers inscrits au programme « accès anticipé » au départ.
Cette montée en puissance est bien entendu très encadrée : seules certaines portions seront initialement accessibles, puis l’accès sera élargi étape par étape, après une analyse méthodique des performances du système et des retours des premiers passagers. Car elle exige une anticipation extrême, des décisions prises à haute vitesse et la capacité à détecter des dangers à plusieurs centaines de mètres.
« Conduire sur autoroute est très simple à apprendre, mais extrêmement difficile à maîtriser lorsque l’on parle d’autonomie totale, sans conducteur humain en soutien. Et à grande échelle. Il a donc fallu du temps pour le faire correctement, avec un fort accent sur la sécurité et la fiabilité du système », explique Dmitri Dolgov de l’entreprise sœur de Google.

Une technologie repensée pour la grande vitesse
Elle a donc revu sa copie. Son système repose désormais sur deux ordinateurs embarqués capables de prendre le relais instantanément si l’un tombe en panne, en plus de protocoles d’urgence permettant au véhicule de sortir de l’autoroute en toute sécurité. De même, les voitures embarquent un ensemble de capteurs offrant une vision circulaire, capable de détecter un obstacle situé à près de trois terrains de football.
L’apprentissage du système de conduite autonome s’est par ailleurs révélé très complexe en raison de la rareté des accidents sur autoroute. Les ingénieurs de Waymo ont ainsi décidé de recréer, en circuit fermé et en simulation, toute une série de situations extrêmes impossibles à obtenir en conditions réelles, de manière à exposer l’IA à des dangers qu’elle ne rencontrerait presque jamais dans le trafic quotidien.

La concurrence arrive
Cette annonce intervient alors que Waymo consolide son statut de leader. Ses véhicules ont déjà parcouru plus de 160 millions de kilomètres, et débarqueront en Europe dès l’année prochaine, à Londres. De même, elle va répondre à une réelle problématique côté utilisateurs, qui se plaignnt souvent de longs trajets en raison de l’impossibilité pour les véhicules d’emprunter l’autoroute.
Mais la concurrence devient toujours plus féroce, notamment en Chine où la réglementation est très favorable aux taxis autonomes, comme en témoignent les belles performances de Baidu. Aux États-Unis, Waymo doit se frotter à Tesla, qui reste malgré tout bien en retard, ainsi qu’à Zoox, filiale d’Amazon ayant lancé des essais publics à Las Vegas.
- Waymo commence enfin à faire circuler ses voitures autonomes sur les autoroutes de Phoenix, Los Angeles et San Francisco.
- Pour y parvenir, l’entreprise a renforcé sa technologie, multiplié les tests en simulation et repensé ses systèmes de sécurité pour gérer la haute vitesse.
- Waymo accélère alors que la concurrence s’intensifie fortement dans la course aux robotaxis.
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