Vendredi 10 octobre 2008

Codeur - Devis de freelances


L’iPhone permet Ă  Pandora de doubler son audience

Alors que les usages de l’internet mobile entrent lentement dans les moeurs, voici un exemple contradictoire (et unique ?) qui constitue une heureuse exception : selon Tim Westergren, le fondateur de Pandora, le nombre quotidien de nouveaux abonnĂ©s Ă  Pandora a doublĂ© depuis la mise Ă  disposition de Pandora sur l’AppStore pour iPhone.

Pandora enregistrait auparavant 20000 nouveaux membres chaque jour, et le chiffre est passĂ© Ă  40000, la moitiĂ© Ă©tant des possesseurs d’iPhone qui installent l’application sur leur terminal mobile. sur les 15 millions de membres que compte Pandora, les utilisateurs d’iPhone reprĂ©sentent 10% du total.

Je ne connais pas prĂ©cisĂ©ment le nombre d’iPhones vendus aux USA Ă  ce jour (seul pays oĂą l’application Pandora est disponible) mais sur la dizaine de millions d’iPhone vendus Ă  ce jour dans le monde, on peut facilement imaginer que le marchĂ© amĂ©ricain reprĂ©sente 50% de ces ventes, soit 5 millions d’appareils. Ce qui signifierait que Pandora serait installĂ© sur un iPhone sur trois.

Je ne sais pas s’il existe un autre cas oĂą le portage d’un service web dĂ©jĂ  cĂ©lèbre et rĂ©putĂ© en version mobile permet Ă  celui-ci de multiplier par deux le nombre de ses abonnĂ©s quotidiens.

De quoi nous donner encore plus de regrets que Pandora ne soit plus accessible ici, mais aussi des idĂ©es Ă  Deezer pour faire rapidement la mĂŞme chose de ce cĂ´tĂ©-ci de l’Atlantique…

Source : Ars technica


Jeudi 9 octobre 2008


Toute la musique que j’aime, elle vient de lĂ , elle vient de Mufin

La musique et internet, une grande histoire d’amour (ou de haine, selon le camp dans lequel on se trouve…).
Pandora avait ouvert la voie de la formation de playlists personnalisĂ©es en fonction de recommandations bâties sur l’analyse de vos goĂ»ts. Le gĂ©nome musical de Pandora analyse les chansons que vous Ă©coutez selon des critères objectifs stockĂ©s dans sa base de donnĂ©es : titre, artiste, genre, le tout Ă  partir des tags identifiant les chansons. Le rĂ©sultat est remarquable de pertinence, et le site vous prenait par la main pour des heures de musique non-stop correspondant parfaitement Ă  vos goĂ»ts.

Ca c’Ă©tait avant, car, comme chacun le sait, pour d’obscures raisons de droits de diffusion, Pandora a cessĂ© d’Ă©mettre en dehors des USA, devenant une sorte de Voice Of America 2.0 qu’on Ă©coute sous le manteau en se refilant les adresses des proxys pour y accĂ©der.

Mufin est un nouveau moteur de dĂ©couverte musicale, encore en beta privĂ©e, rĂ©alisĂ© par une start-up allemande basĂ©e Ă  Berlin, qui promet encore mieux : la proposition de playlists selon vos goĂ»ts Ă  partir de l’analyse de la chanson elle-mĂŞme. Mufin ne se contente donc plus de scruter les tags et critères objectifs d’une sĂ©rie de titres pour vous en proposer d’autres de catĂ©gorie similaire, mais s’attaque Ă  la dissection “sĂ©mantique” des chansons : tempo, densitĂ© sonore, instruments, harmonies.

A condition qu’il soit pertinent, l’algorithme de Mufin, fondĂ© ce jour sur une base de 3,882,106 chansons, prĂ©sente plusieurs avantages, et notamment celui de pouvoir vous recommander une sĂ©rie de titres non plus en fonction de la langue par exemple, mais bien en fonction du vrai style de ce dernier. Pour en avoir le coeur net, rien de tel qu’un test avec des artistes français et des titres de chansons en français : lĂ  ou Pandora vous proposerait principalement d’autres artistes français, Mufin vous suggère effectivement des titres dont le critère n’est pas la langue mais bien la couleur musicale.

Ce qui n’est pas forcĂ©ment suffisant non plus : l’idĂ©al serait de pouvoir affiner et pondĂ©rer soi-mĂŞme ses critères Ă  l’aide de curseurs attribuant un poids Ă  chacun d’entre eux : tempo, langue, prĂ©sence de cuivres, etc…

Mufin est pour le moment en beta privĂ©e mais je vais essayer d’obtenir des invitations parce-que j’aime la musique et que je vous aime, aussi.


Vendredi 4 mai 2007


Unhappy hour : RIP Pandora, ou la fin d’une belle histoire

Vendredi noir pour le web et la musique…
La nouvelle m’a glacé le sang, et accessoirement fait prendre conscience s’il en était besoin de la fragilité extrême de certains concepts internet, même ceux qui semblaient pourtant bien établis, ayant réussi à fidéliser plusieurs millions de membres passionnés en quelques années…

Pandora n’émet plus en dehors des USA et de la Grande-Bretagne, et sans porter de jugement sur le bien fondé ou les motivations de cette décision, c’est pathétique.

Espérons quand même que cette coupure, comme celle de Radioblogclub récemment, sera provisoire, mais je suis moins optimiste car le dossier paraît plus complexe.


Vendredi 20 avril 2007


Pandora en danger de mort ?

"Salut, c’est Tim (Westergen) de Pandora.
Je vous écris aujourd’hui pour vous demander votre aide. La survie de Pandora et de toutes les radios internet est en danger en raison d’une décision récente du Copyright Royalty Board (SACEM américaine) de tripler droits de diffusion des webradios comme pandora.
Ces nouveaux droits d’auteurs sont démesurément importants, plus de quatre fois ceux des radios par satellite, alors que les radios traditionnelles ne paient rien.
Si rien n’est fait, c’est la mort des web radios, et de Pandora."

Tous les abonnés à Pandora ont reçu cet email ces derniers jours. N’étant pas un spécialiste de la question, je ne sais rien de plus que ce qui est indiqué dans celui-ci, mais après les déboires de Radioblogclub avec l’ineffable Sacem en France, on dirait que les sociétés chargées de gérer les droits d’auteurs se sont données le mot pour faire chier raquer les radios du web.

Pandora

Bon sang de bonsoir, même si je ne conteste pas la légitimité d’une redevance à verser au titre des droits d’auteurs pour les webradios (ou en tout cas celles qui en tirent des profits), je ne peux pas imaginer que Pandora ou d’autres webradios mettent la clé sous la porte par la seule décision débile d’une poignée de parasites bureaucrates dont le seul talent consiste à savoir parfaitement tondre la laine sur le dos des artistes et des diffuseurs.

Une pétition est en place, mais elle est malheureusement réservée aux résidents US (le code postal ne passe pas).
Mauvais point pour les webradios US, qui bénéficient d’une audience mondiale mais qui réservent aux seuls américains la possibilité de montrer leur solidarité.

A ce rythme, je ne me fais pas trop d’illusions :  la Sacem finira un jour ou l’autre par envoyer ses sbires sur les blogs.
C’est une question de temps, mais on va y avoir droit aussi, rêvez pas.


Vendredi 9 février 2007


Finetune, une alternative Ă  Pandora ?

Ceux qui suivent ce blog depuis quelques temps savent que Pandora compte depuis sa génèse parmi mes services web favoris.
Le site a pris une telle avance dans l’élaboration de son génome musical qu’il sera à mon avis difficile de le rattraper, voire d’essayer de faire seulement à moitié aussi bien.
Ce qui n’empêche heureusement pas d’autres de se lancer dans l’aventure. Parmi eux, le petit dernier se nomme Finetune.
Et vous savez quoi ? Ma première impression est plutôt favorable (la première impression pour un site web est encore plus impitoyable que dans la vraie vie).

Finetune

D’abord l’interface est assez intuitive, mais j’ai surtout apprécié la rapidité avec laquelle une playlist est construite à partir d’un artiste donné, même si la pertinence des choix me paraît quand même moins bonne que chez Pandora (le fameux génome inimitable).
D’autre part, le player est graphiquement assez réussi, avec les effets de transition entre les pochettes d’albums qui ne sont pas sans rappeler un peu l’interface de navigation d’un iPhone.
Reste à tester pendant quelques jours pour voir si cette bonne première impression se confirmera dans le temps, et si Finetune tient la distance.

PS : pour info j’ai lancé une playlist à partir de The Ataris  et ce qui passe pendant que j’écris ça est plutôt pas mal du tout.


Vendredi 2 juin 2006


La musique adoucit les heures

Un des avantages de nos jobs, Ă  nous webdesigners, graphistes et autres freelances, c’est de pouvoir travailler Ă  peu près oĂą et quand on veut (c’est Ă  dire en gĂ©nĂ©ral beaucoup et toujours au mĂŞme endroit), et dans l’ambiance que nous choisissons.
Et qui dit ambiance dit bien sûr ambiance musicale.
Mais attention, je ne sais pas vous, mais en ce qui me concerne, à chaque type de tâche son type de musique.
Voici donc un aperçu de ma bande-son, mon carburant de forçat du HTML :
- pendant que je conçois un design de site (plutĂ´t l’après-midi): Pandora (voir ma liste), Le Mouv, et aussi un peu de New-age prise dans ma collection perso
- pendant que je blogue (plutĂ´t le matin tĂ´t oĂą le soir tard) : le soir, Pop-rock Station sur RTL2 avec l’inoxydable et vĂ©nĂ©rĂ© Zegut. Le matin, rien.
- pendant que je fais du code ou de la paperasse (devis, compilation des mouvements du mois Ă  remettre Ă  mon expert-comptable) : rien, lĂ  c’est le seul cas ou je ne supporte pas de musique, concentration oblige, si je veux pas me tromper d’un zĂ©ro dans la TVA Ă  payer…
Il y a des jours oĂą je ne fais que du graphisme, et alors lĂ  c’est Pandora du matin au soir, je suis dans une sorte de bulle et je m’aperçois que ça m’inspire et que finis par travailler en rythme (et un et deux et Photo-shop !) : quand la journĂ©e s’achève et qu’il faut bien se rĂ©signer Ă  se dĂ©coller les yeux de ce putain d’Ă©cran, je suis encore dans le tempo, complètement dĂ©connectĂ©, l’oeil hagard, et il me faut un bon petit moment pour redescendre.
Et tout ça sans rien fumer, hein.
Et vous, vous bossez en musique ?


Lundi 29 mai 2006


Musicovery = Pandora + Liveplasma ?

MusicoveryQuand on a envie d’Ă©couter de la musique, on n’a pas forcĂ©ment envie d’Ă©couter un artiste en particulier. Le web permet ceci : une approche transversale par genre, par affinitĂ©, par humeur. Pandora l’a bien compris, avec son gĂ©nome musical.
LivePlasma - projet français et unipersonnel - marchait un peu sur les mêmes traces, je vous en avais parlé ici il ya quelque temps.
Dans la lignĂ©e de ces derniers, voici Musicovery.com, qui reprend l’interface de LivePlasma en la simplifiant, et qui vous permet de sĂ©lectionner un flux musical par genre (rock, jazz, classique…) mais aussi et surtout selon votre Ă©tat d’esprit du moment : dark, positif, Ă©nergique ou calme.
Quand vous sĂ©lectionnez un premier morceau, une carte ou constellation apparaĂ®t montrant des noms d’artistes dans des cercles de diffĂ©rentes tailles et couleurs. Le morceau en cours se trouve au centre de la nĂ©buleuse et ceux qui sont en attente, dans les ronds autour. Bien sĂ»r, comme dans Pandora, mais de façon plus graphique, les morceaux de la constellation ont tous dĂ©nominateur commun : leur genre.
Il reste un truc Ă  inventer maintenant pour que l’ambiance soit parfaite : un diffuseur d’odeur qui s’adapte Ă  la couleur musicale diffusĂ©e.
Avec Ravi Shankar un bon vieil encens.
Et avec Metallica un subtil mĂ©lange de sueur mâle et d’huile de vidange.


Tiens, un avion.

J'aime le web, et accessoirement, j'en vis . Je livre ici mon point de vue de "professionnel de la profession" sur les infos - utiles ou futiles - que je glane au fil de mes rencontres sur la toile (et dans la vraie vie). Certains billets sont parfois un peu techniques mais j'essaie de faire en sorte que la plupart d'entre vous puisse y trouver un intérêt.

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