On apprenait justement hier que Dacia adaptait sa stratégie pour miser davantage sur l’électrique. Et elle commence fort, ce 8 septembre, avec la présentation de la deuxième génération de la Spring. Avec plus de 210 000 exemplaires écoulés depuis 2021, la citadine a largement fait ses preuves. Mais face à une concurrence chinoise de plus en plus agressive et aux récentes surtaxes douanières européennes, le constructeur a dû revoir sa copie.
Adieu la fabrication asiatique. Le modèle sera désormais produit en Europe, au sein de l’usine de Novo Mesto en Slovénie. Ce virage industriel permet à la citadine de redevenir éligible aux diverses aides gouvernementales et bonus écologiques sur le Vieux Continent.
Pour réussir ce pari, Dacia s’appuie sur la nouvelle plateforme RGEV Small du groupe Renault, déjà partagée avec les récentes Renault 5, Renault 4 et la Twingo électrique. Un choix technique fort qui permet d’accélérer le développement. La citadine a été conçue en moins de deux ans. Selon la marque, elle reste « le choix malin du segment A électrique, fabriquée en Europe et parfaitement adaptée aux besoins quotidiens des utilisateurs ».

Un gabarit musclé et une modularité soignée
Côté design, la nouvelle Spring abandonne son allure frêle pour une posture plus trapue : elle est plus longue de 15 centimètres et plus large de 18 centimètres par rapport à sa prédécesseur. Dacia conserve toutefois des dimensions contenues avec 3,85 mètres de long.
C’est surtout dans l’habitacle que cette prise de volume s’observe. Le volume de coffre atteint désormais 337 litres, un chiffre référence pour la catégorie qui peut grimper à 1 283 litres une fois la banquette rabattue. En bonus, la Spring reste la seule de sa catégorie à proposer un petit bac de rangement sous le capot avant, assure la marque.
Le tableau de bord numérique de 7 pouces, lui, est livré sur toutes les versions, tandis que la finition supérieure Journey gagne un écran central tactile de 10,1 pouces.

Et la fiche technique dans tout ça
Sous le capot, la nouvelle Spring gagne en punch sans verser dans l’excès. Son unique moteur électrique développe désormais 80 ch (60 kW) et 175 Nm de couple, soit 16 chevaux de plus que la précédente génération. Le 0 à 100 km/h est exécuté en 12,1 secondes pour une vitesse maximale bridée à 130 km/h. Côté batterie, la citadine offre jusqu’à 250 km d’autonomie.
Sur le plan de la recharge, la version de série embarque un chargeur AC de 6,6 kW capable de repasser de 15 % à 80 % de batterie en 9 heures sur une simple prise domestique. L’option charge rapide débloque un chargeur DC de 50 kW (et 11 kW en AC), ramenant le temps de charge à 28 minutes sur borne rapide.
L’ensemble de la gamme est annoncé sous la barre des 20 000 euros hors aides gouvernementales. Un positionnement tarifaire clair, qui vise à démocratiser l’accès aux voitures électriques.
- Désormais produite en Europe sur la plateforme de la Renault 5, la nouvelle Spring redevient éligible aux bonus écologiques sur le Vieux Continent.
- La citadine gagne en maturité grâce à un gabarit plus généreux et un moteur plus tonique.
- Malgré cette montée en gamme, Dacia maintient un tarif agressif sous la barre des 20 000 euros pour l’ensemble de la gamme.
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